• Lys Makima

Pourquoi les start-ups devraient-elles favoriser l’inclusion sociale ?

Mis à jour : juin 11

En 2018, un article du Monde faisait le constat sur « Le monde monocolore de la start-up nation ».



On y découvrait également quelques chiffres : les start-uppeurs sont des hommes à 90 %, 71 % ont été formés en école de commerce ou d’ingénieurs, 83 % ont un bac +5. On compte peu de femmes ou de salariés vivants dans les banlieues et zones rurales car la société leur reflèterait un univers « culturellement » pas fait pour eux. De plus, même si nombreuses sont les start-ups à privilégier les compétences comportementales, couramment appelées les « soft skills », beaucoup restent persuadées que les diplômes sont révélateurs d’intelligence. Elles n’hésitent donc pas à solliciter des réseaux d’écoles plutôt que de classiques cabinets de recrutement.

Ces nouveaux entrepreneurs font naître des idées qui ne germeraient pas dans l’esprit d’un entrepreneur classique.

Pourtant, on découvre également dans l’article du Monde, que l’embauche de profils divers favoriseraient l’émergence de nouvelles idées au sein d’une start-up : « Ces nouveaux entrepreneurs font naître des idées qui ne germeraient pas dans l’esprit d’un entrepreneur classique. » Certaines start-ups souhaitent donc s’engager en faveur de la mixité sociale, notamment en y intégrant plus de femmes. First Round, un incubateur américain, nous a révélé en 2015 que sur une période de dix ans, les start-ups de son portefeuille ayant une femme parmi les cofondateurs, ont enregistré un retour sur investissement 63% supérieur à celui des startups dirigées uniquement par des hommes.

La mixité serait donc un enjeu social important. En 2016, la Bpi a réalisé une étude mettant en lumière les capacités entrepreneuriales des jeunes situés en Zones Urbaines Sensibles (ZUS). Ce rapport nous apprend que « la création d’entreprises y est souvent un moyen de se réaliser et d’échapper à sa condition d’origine. » Toutefois, ces entrepreneurs ne diffèreraient pas des autres. Ils sont agiles, maitrisent les outils numériques et font preuve d’audace. Ainsi, en 2019, le gouvernement nous informait de l’injection de 15 millions d’euros au sein de l’écosystème start-up, afin de le rendre plus accessible aux jeunes des quartiers populaires.

La génération X et Y se rejoindraient même dans leur volonté d’équilibrer vie privée et vie pro, en privilégiant l’accomplissement de soi, sans négliger la notion de sécurité de l’emploi et de liberté/flexibilité.

Enfin, on note que les salariés d’une start-up auraient 30 ans en moyenne. Cependant, favoriser la mixité générationnelle et en profiter serait bénéfique au sein d’une start-up. Selon une étude réalisée par le groupe IGS, il n’y aurait pas de différences fondamentales entre la génération X et Y : « elles se rejoindraient même dans leur volonté d’équilibrer vie privée et vie pro (44% pour les baby-boomers et génération X, et 41% pour les jeunes générations), en privilégiant l’accomplissement de soi (26% et 28% respectivement), sans négliger la notion de sécurité de l’emploi (17% toute génération confondue) et de liberté/flexibilité (13% et 14%). Autre point commun, les besoins fondamentaux au travail et qualités liées à la réussite, à savoir l’autonomie, l’innovation, et l’ambition, sont prisés. »

Ces deux générations seraient en fait complémentaires. Grâce à leurs expériences, elles pourraient s’échanger à la fois des compétences techniques et comportementales utiles à toute entreprise.



C’est ainsi que les formations Winside tendent à favoriser l’inclusion sociale. Elles permettent aux demandeurs d’emploi quarantenaires, de découvrir l’univers start-up et de l’intégrer rapidement !


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